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Cérémonie du 14 Juillet 2021 à Sézanne. Reconnaissance au Souvenir-Français

Cette année, la cérémonie du 14 juillet a revêtu une ampleur particulière.

En présence des personnalités locales, des pompiers, des associations patriotiques et leurs drapeaux, de l'Harmonie municipale, une section en armes du 5ème. Régiment de Dragons de Mailly le Camp, concrétisait officiellement son jumelage avec la ville de Sézanne.

A l'issue de la cérémonie républicaine, Monsieur Héwak, maire, a tenu à inviter tous les participants à se diriger vers le mail des Cordeliers dont la statue monumentale honore les « soldats et marins du canton de Sézanne morts pour la Patrie » pendant la guerre de 1870 (Hommage qui n'avait pu être rendu en 2020, année de son cent cinquantenaire).

Monsieur Héwak voulait ainsi marquer la mémoire de cette guerre, un peu oubliée, et surtout mettre en exergue l'érection de ce monument par le Souvenir- Français ; son inauguration en septembre 1912 donna lieu à une fête grandiose présidée par le ministre du Commerce Léon Bourgeois, très populaire puisque chalonnais, accompagné de Xavier Niessen, fondateur du Souvenir- Français.

La cocarde tricolore qui vient d'être apposée orne désormais le socle de cette belle statue d'inspiration apaisée, non revancharde, un monument très rare à l'époque, de taille imposante, oeuvre d'un sculpteur local qui a reproduit les armes de la ville de Sézanne sur l'écu que tient une femme déposant des lauriers sur le front d'un héros mort gisant à ses pieds.

Avant le dépôt de gerbe, le colonel (h) Finck, vice -président du comité du Sud ouest marnais résumant cet historique en quelques mots, a rappelé à l'assistance que si en 75 ans (de 1870 à 1945), 3 guerres ont endeuillé notre Pays, depuis 75 ans, nous vivons dans la Paix. La minute de silence et la Marseillaise chantée ont clôturé l'hommage.

Nous devons honorer ceux qui se sont sacrifiés pour la Paix et transmettre ce flambeau aux jeunes générations afin qu'elles se souviennent.

Lettre N°65 : L'année 1941 

1941, il y a 80 ans, partout dans le monde, les dictatures étaient victorieuses. En Europe, en Afrique, en Asie. Partout dans le monde, l’humain cédait la place à l’inhumain.

1941, en France, c’est l’année des premières rafles des juifs, c’est l’année des premières fusillades d’otages, mais c’est aussi l’année des premières espérances, qui ont pour nom de Gaulle, Koufra, Libération- Nord.

En partenariat avec le site Hérodote, Le Souvenir Français a rappelé l'histoire de cette année 1941. 

Le Souvenir Français a aussi publié une brochure sur 100 combattants qui se sont particulièrement illustrés en 1941.

Le Souvenir Français a également lancé en partenariat avec l’Association Nationale des Familles de Fusillés et Massacrés de la Résistance Française et de leurs Amis (ANFFMRFA), le recensement des tombes des 95 otages fusillés le 15 décembre 1941.Moins de 30 tombes, dont une majorité d’inconnus, sont à ce jour retrouvées. La disparition d’une tombe est une seconde mort !

Parmi ces combattants oubliés de l’année 1941, un nous a semblé particulièrement symbolique. Nommé Compagnon de la Libération par le général de Gaulle le 7 mars 1941, ce qui en fait le 26ème Compagnon nommé, il est enterré dans sa commune de naissance, Saint-Quay-Portrieux. Sur sa tombe, une inscription rappelle qu'il est « Mort pour la France » en 1941, mais nulle part n’est signalé qu’il fut Compagnon de la Libération.

En partenariat avec la municipalité de Saint-Quay-Portrieux, Le Souvenir Français a souhaité le sortir de l’oubli.

Hommage à Louis Rebour

Pour lire l'article de Serge Barcellini sur 1941 publié sur Hérodote, cliquer ICI

Serge BARCELLINI
Contrôleur Général des Armées (2s)
Président Général de l'association "Le Souvenir Français"