A la une!

Lettre N°79 : Et si nous réagissions ? 

Savez-vous que chaque semaine, vous pouvez acquérir sur Internet des drapeaux d’associations d’anciens combattants, des plaques funéraires provenant de tombes familiales dans lesquelles étaient inhumés des combattants, des décorations de résistants ou de poilus, des dossiers administratifs de combattants ?.

Savez-vous que ce qui était considéré hier comme « sacré » est devenu banal ?

Savez-vous que les objets dits patriotiques sont désormais entrés sur le marché ? Internet a accéléré cette entrée. Aujourd’hui, tout se vend !

Le Souvenir Français s’oppose à cette « libéralisation sans frontière ». Une nation est construite sur des souvenirs partagés. Ces souvenirs sont matérialisés par des drapeaux, des plaques funéraires, des décorations, etc.

La disparition de ces objets conduira inexorablement à l’effondrement de la Nation.

Alors réagissons !

A cette fin, le Souvenir Français a nommé un « veilleur », Monsieur Jean-Pierre Mennessier, qui chaque jour repère sur Internet les ventes « d’objets » mémoriels. Chaque jour, il tente d’arrêter ces ventes, chaque jour nous déposons des plaintes.

Internet est une formidable invention. Nous acceptons le progrès, mais nous sommes de ceux qui pensent que le progrès doit toujours être au service de l’homme et pourquoi ne pas le dire, au service des Nations.

Alors si nous réagissions ?

(image d'illustration)

Serge BARCELLINI

Contrôleur Général des Armées (2s)
Président Général de l'association "Le Souvenir Français"

Lettre N°78 : Dessine-moi un souvenir ! 

Rendre hommage à Saint-Exupéry en cette année marquée par le 80ème anniversaire de la publication du Petit Prince, c’est d’abord partager avec 400 millions de lecteurs cet exceptionnel livre.

C’est ensuite redécouvrir une œuvre littéraire, poétique et philosophique qui marque un moment de l’histoire universelle. C’est aussi rendre hommage à un aviateur « Mort pour la France » qui honore les « ailes » françaises. C’est enfin réfléchir aux citations qui émaillent l’ensemble de son œuvre.

J’en ai privilégié une seule, tirée de Citadelle « N’espère rien de l’homme s’il travaille pour sa propre vie et non pour son éternité ». Œuvrer pour l’éternité c’est ce que fait Le Souvenir Français à travers sa devise « A nous le souvenir, à eux l’éternité ».

Œuvrer pour l’éternité c’est ce qu'a construit le petit prince à travers cette phrase dont chacun se souvient « Dessine-moi un mouton ! ».

Œuvrer pour l’éternité, ce fut la passion d’Antoine de Saint-Exupéry, c’est cette passion que nous partageons. Le 31 juillet 1944 aux commandes de son Lockheed, il survolait la Méditerranée dans laquelle il allait disparaître. C’est la passion de la France, de la vie et de l’éternité qu’il vivait.

Et si le petit prince nous demandait de lui dessiner un Souvenir !

Serge BARCELLINI

Contrôleur Général des Armées (2s)
Président Général de l'association "Le Souvenir Français"

Lettre N°77 : 14-18, Relever le défi de l'Avenir

Le 11 novembre 2022 marquera le 100ème anniversaire de l’institution du 11 novembre comme journée commémorative nationale.

Alors que s’éloigne le souvenir de la Grande Guerre et que beaucoup ont pronostiqué la fin de cette page de mémoire en 2018 lorsque se clôturerait le centenaire, il nous appartient de réfléchir sur les défis à relever pour sauvegarder ce temps central de l’histoire des Français.

Trois apparaissent essentiels.

D’abord celui d’inscrire les lieux mémoriels de la Grande Guerre au sein du patrimoine mondial de l’UNESCO. Relever ce défi, alors que s’éloigne la connaissance de la Grande Guerre et que les symboles des nécropoles militaires sont  incompris par un grand nombre de citoyens, alors que le tourisme de mémoire remplace les pèlerinages et ouvre le temps de la concurrence entre les communes et des départements du « front », et alors que la France s’impose comme le centre de la mémoire des pays belligérants du monde, il nous apparait essentiel d’inscrire la Grande Guerre au sein de l’UNESCO, à travers l’outil que constitue l’inscription au patrimoine mondial des cimetières militaires de la Grande Guerre. Les étapes de ce dossier que je conduis avec Madame Marie-Madeleine Damien, secrétaire générale de l’association "Paysages et sites de mémoire de la Grande Guerre" sont expliquées dans l’interview que cette dernière nous a donnée.

Ensuite, être capable de renouveler la connaissance de ces pages de notre histoire. Renouveler la connaissance de l’histoire des Soldats Inconnus, ainsi que vous le lirez dans l’article rédigé par François Cochet. Renouveler la connaissance de ce que fut la place des religions dans la Grande Guerre ainsi que nous venons de le faire avec l'installation d'une exposition permanente dans la sacristie de la chapelle du Souvenir Français de Bouchavesnes-Bergen dans la Somme. Renouveler la connaissance des hommes qui furent les acteurs de l’histoire de cette guerre et les acteurs de sa mise en mémoire ; tel est le cas de Gabriel Boissy dont le Souvenir Français souhaite imposer la connaissance, ou Francis Simon, ce président du Souvenir Français du comité de Rennes, qui le premier, eut l’idée d’inhumer à Paris un Soldat Inconnu, représentatif de tous les « Morts pour la France ».

Enfin, sauvegarder partout les tombes des combattants « Morts pour la France » inhumés dans des tombes familiales. Ces tombes disparaissent. Ces disparitions sont des fautes mémorielles car ces tombes sont des éléments des futurs « chemins de mémoire » dont devrait se doter chaque commune de France.

La mémoire de la Grande Guerre n’est pas celle d’un temps achevé. Elle est au contraire un moment d’une connaissance sans cesse renouvelée et un combat pour sauvegarder et faire vivre les lieux du souvenir.

A nous de relever ce défi de l’avenir.

Photo : Logo de l'association "Paysages et Sites de mémoire de la Grande Guerre"

Serge BARCELLINI

Contrôleur Général des Armées (2s)
Président Général de l'association "Le Souvenir Français"

Quête 2022... Nous comptons sur vous.

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Lettre N°76 : Croire au front

Deux dates pour nous interroger.

1905 : loi de séparation des Eglises et de l’Etat.

1920 : loi de création de la journée nationale commémorative en hommage à Jeanne d’Arc.

Entre ces deux dates, s'ouvre une ère nouvelle avec la Première Guerre mondiale marquée par un retour au spirituel et au sacré.  

Alors que le 22 octobre 2022, Le Souvenir Français organise une exceptionnelle cérémonie pour ré-inaugurer la chapelle du Souvenir Français située entre Rancourt et Bouchavesnes-Bergen (Somme), alors que notre association réalise la première exposition permanente autour du thème des religions dans la Grande Guerre, nous avons souhaité nous interroger sur la reconquête religieuse qui accompagna la Première Guerre mondiale.

Croire au front, c’est s’interroger sur le formidable développement de l’inscription du cœur de Jésus sur les drapeaux tricolores.

Croire au front, c’est découvrir ce que fut l’activité des aumôniers catholiques, protestants, israélites et sur la fin de la guerre, musulmans.

Croire au front, c’est étudier les œuvres de poilus, cet artisanat dans les tranchées, dont tant portent des marques religieuses.

Croire au front, c’est s’interroger sur le choix de la stèle cruciforme pour les tombes de combattants dans les nécropoles nationales (pour tous, sauf pour ceux dont le livret militaire portait la référence d’une religion non chrétienne).

Croire au front, c’est parcourir les communes de France pour lire la place des symboles religieux sur les monuments aux morts.

La chapelle du Souvenir Français qui s’imposait comme le lien symbolique de la participation des soldats français à la bataille de la Somme, va désormais symboliser aussi le lieu de la connaissance des religions pendant la Première Guerre mondiale.

Alors que l’Ukraine nous fait découvrir le rôle de la religion orthodoxe dans la guerre, Rancourt nous donne à comprendre une grande page de notre histoire.

Serge BARCELLINI

Contrôleur Général des Armées (2s)
Président Général de l'association "Le Souvenir Français"

Saint-Memmie et le 5ème Groupe cycliste 

Le Souvenir Français propose une conférence intitulée «Saint-Memmie et le 5e Groupe cycliste».

Cette conférence retrace l’histoire de la bicyclette GÉRARD, vélo pliant, qui a équipé les bataillons de Chasseurs de l’armée française.

Christophe Lagrange, petit-fils d’un chasseur cycliste du 5e Groupe cycliste, mène des recherches sur cette unité particulière qui tint garnison à Saint-Memmie au début du premier conflit mondial.

En reconstituant le parcours de son grand-père entre 1914 et 1918, il a tout naturellement recherché la caserne Dutertre (actuelle mairie de Saint-Memmie) d’où celui-ci est parti avec ses camarades au début du mois d’août 1914.

Il ne manquera pas de nous présenter la monture de ces chasseurs cyclistes : la bicyclette pliante Gérard, fabriquée par Peugeot à plus de 45.000 exemplaires entre 1899 et 1920.

De nombreux documents d’époque illustreront son propos, une bicyclette GÉRARD et des documents seront visibles en exposition.

Membre de la Société d’histoire et d’archéologie du Sedanais (SHAS) et de la Société académique de St-Quentin (SAStQ), Christophe Lagrange a publié de nombreux articles et animé plusieurs conférences depuis 2011.

Il est également l'auteur de plusieurs blogs dont un sur le 5ème Groupe cycliste et un autre sur la bicyclette pliante Gérard.

Le vendredi 14 octobre 2022, conférence à 18 h et exposition à partir de 17 heures.
Espace culturel La Chapelle – 51470 Saint-Memmie
Entrée Libre
Renseignement au 06 87 27 84 56

Lettre N°75 : Notre mémoire partagée

1er septembre 1920, le projet de « Grand Liban » est présenté par le général Gouraud.

19 octobre 1922, la première pierre de la mosquée de Paris est posée.

Une mémoire partagée relie ces deux événements.

Mémoire partagée d’une guerre, la Première Guerre mondiale qui eut des conséquences dramatiques au Liban et pendant laquelle les combattants musulmans des armées françaises jouèrent un rôle important dans les combats qui permirent à la France et à ses alliés d’être victorieux.

Mémoire partagée d’une histoire plus large, celle où la France s’imposait sur les continents du monde comme une puissance coloniale.

Le moment colonial n’a aujourd’hui pas « bonne presse » mais comment comprendre le présent des nations africaines, comment comprendre le présent du Liban sans rappeler ce temps si proche et si lointain, 100 ans, où la France était présente au-delà des mers, ce temps où la religion musulmane s’imposait dans la géographie urbaine de Paris, ce temps où le Liban apparaissait comme le laboratoire de l’universalité ?

Partager la mémoire, c’est respecter l’histoire. Partager la mémoire, c’est donner au plus grand nombre, à ceux dont la généalogie familiale s’enracine dans « le cher et vieux pays » comme à ceux dont les racines généalogiques s’enracinent au-delà de notre nation, la fierté d’être acteur d’une mémoire partagée.

Serge BARCELLINI

Contrôleur Général des Armées (2s)
Président Général de l'association "Le Souvenir Français"

Il est possible de s'opposer aux pilleurs de tombes militaires...

Chers Compagnons et Amis,

Notre monde à tendance à faire commerce de tout…

Sauf que les objets de mémoire se doivent d’être protégés.

Veuillez prendre connaissance de cette courte vidéo qui montre l’action que mène le Souvenir Français contre ces agissements illégaux: 

https://www.lefigaro.fr/story/passionne-dhistoire-il-traque-les-pilleurs-de-tombes-militaires-15096

Des moyens existent donc pour s’opposer à ces mises en vente.

Nous avons déjà travaillé avec Jean-Pierre Mennessier, président du Comité de Friville-Escarbotin, pour récupérer la plaque du soldat André LEFEVRE disparue sur une tombe de Saint-Brice-Courcelles.

Il fait un travail remarquable.
Philippe LOUGES
Président du comité de Reims

Cérémonie du 14 Juillet 2021 à Sézanne. Reconnaissance au Souvenir-Français

Cette année, la cérémonie du 14 juillet a revêtu une ampleur particulière.

En présence des personnalités locales, des pompiers, des associations patriotiques et leurs drapeaux, de l'Harmonie municipale, une section en armes du 5ème. Régiment de Dragons de Mailly le Camp, concrétisait officiellement son jumelage avec la ville de Sézanne.

A l'issue de la cérémonie républicaine, Monsieur Héwak, maire, a tenu à inviter tous les participants à se diriger vers le mail des Cordeliers dont la statue monumentale honore les « soldats et marins du canton de Sézanne morts pour la Patrie » pendant la guerre de 1870 (Hommage qui n'avait pu être rendu en 2020, année de son cent cinquantenaire).

Monsieur Héwak voulait ainsi marquer la mémoire de cette guerre, un peu oubliée, et surtout mettre en exergue l'érection de ce monument par le Souvenir- Français ; son inauguration en septembre 1912 donna lieu à une fête grandiose présidée par le ministre du Commerce Léon Bourgeois, très populaire puisque chalonnais, accompagné de Xavier Niessen, fondateur du Souvenir- Français.

La cocarde tricolore qui vient d'être apposée orne désormais le socle de cette belle statue d'inspiration apaisée, non revancharde, un monument très rare à l'époque, de taille imposante, oeuvre d'un sculpteur local qui a reproduit les armes de la ville de Sézanne sur l'écu que tient une femme déposant des lauriers sur le front d'un héros mort gisant à ses pieds.

Avant le dépôt de gerbe, le colonel (h) Finck, vice -président du comité du Sud ouest marnais résumant cet historique en quelques mots, a rappelé à l'assistance que si en 75 ans (de 1870 à 1945), 3 guerres ont endeuillé notre Pays, depuis 75 ans, nous vivons dans la Paix. La minute de silence et la Marseillaise chantée ont clôturé l'hommage.

Nous devons honorer ceux qui se sont sacrifiés pour la Paix et transmettre ce flambeau aux jeunes générations afin qu'elles se souviennent.